Un peu d’histoire

26 avril 2016

Les origines

Louvigné-de-Bais viendrait du gallo-romain « Lupinius » et du suffixe « acum » (domaine de).

Selon Arthur Le Moyne de la Borderie, historien de la Bretagne, les villes bretonnes dont le nom se termine par le son « é » doivent chercher leur origine dans l’époque gallo-romaine. Louvigné de Bais existe de façon certaine dès cette époque. Etait-ce une ville importante ou quelques villages disséminés çà et là ? L’interrogation demeure. Ce qui est sûr par contre c’est que les découvertes faites à la Gretais en 1976 viennent corroborer cette affirmation. En effet la sécheresse de cette année permit lors de labours de mettre à jour de nombreux objets : restes de four, peson de tisserand, lot considérable de fragments de tegulae (tuiles romaines) et de poteries, petit poignard en bronze, ainsi que de nombreux déchets de charbon. Ces trouvailles dûment authentifiées par les services archéologiques de Rennes ont été déposées au Musée de Vitré.

La route transversale au nord de la commune, qui relie Chateaugiron à Argentré du Plessis, s’appelait autrefois Chemin des Saulniers. Elle fut utilisée jusqu’à la Révolution par les faux-saulniers qui faisaient passer le sel clandestinement de la province de Bretagne dans la province du Maine : la Bretagne était alors exemptée de gabelle, cet impôt dû sur le sel qui d’ailleurs variait considérablement d’une province à l’autre.

Le plus ancien registre paroissial date de 1490, pourtant l’abbé Guillotin de Corson, historien, écrit que l’église de Louvigné dépend de l’abbaye Saint Melaine de Rennes, mais il est impossible d’en connaître la date précise : est-ce 1147 ou bien 1157 ?

La Commune

La commune de Louvigné-de-Bais a une superficie de 1537 hectares pour une altitude moyenne de 83 mètres. Jusque dans les années 1950 c’était une commune essentiellement rurale. La population en campagne se répartissait dans les villages, en général autour ou à proximité d’une grande ferme. Leurs habitants travaillaient à la journée, les hommes aux travaux des champs, les femmes restaient en général à la ferme comme raccommodeuses, lavandières…

Le bourg, ou plus exactement la ville, était resserré autour de l’église. Les artisans étaient nombreux. Leurs métiers étaient en rapport avec l’agriculture : forgerons, charrons, bourreliers, marchands de grains et d’engrais.

Avec la mécanisation de l’agriculture, ces métiers ont disparu. A cette époque nous avions aussi deux boucheries, deux charcuteries, deux couturières et marchandes de tissus, trois épiceries, sans compter les débits de boissons.

A partir de 1955, la ville va commencer à s’agrandir, les prêts à la construction permettant aux ouvriers l’accession à la propriété : le premier lotissement de la cité Bel-Air compte vingt six logements. En face de ce lotissement des maisons individuelles se sont élevées. Puis de nouveaux lotissements voient le jour : Bois Nouveau, la résidence des Prés Verts, Bel Orient, le Breil, les Jardins. La route de Cornillé a vu se construire de nombreuses maisons individuelles. Mais aussi la route de Domagné, le Chemin des Champs, l’avenue des Vallons, le lotissement des Masures, du Pré Fontaine… La ville de Louvigné-de-Bais ne ressemble plus du tout à celle de la moitié du XXème siècle. La population a, elle aussi, augmenté : elle passe de 1027 habitants en 1936, à 1709 en 2014.

 

En 1988 le nombre d’exploitations agricoles était de 41, aujourd’hui il n’est plus que de 10. La mécanisation a bouleversé le paysage agricole, amenant l’abattage de haies et talus, et le regroupement de parcelles. Par contre dans plusieurs villages, les bâtiments agricoles restés vacants ont été restaurés et transformés en habitations, évitant le dépeuplement des campagnes.

vue de louvigné

Un édit du Parlement de Bretagne daté de 1560 confère à Louvigné-de-Bais son titre de ville auquel les habitants sont très attachés. De plus en 1986, la ville s’est dotée d’un blason qui est sa marque spécifique et figure maintenant sur ses documents.

Personnalités

Au moins deux familles de Louvigné-de-Bais ont compté des personnalités marquantes. Celle des Porteu de La Morandière, dont un des membres est procureur du roi en 1789 et le premier signataire des cahiers de doléances. Un de ses descendants, Francis Porteu de La Morandière fait partie de la première génération des aviateurs. Il est abattu au cours de la Première Guerre mondiale, mais en réchappe miraculeusement. Il décède au début des années 1930.

La famille Amyot d’Inville, installée  au château de la Morandière, était louvignéenne d’adoption depuis 1936. Ses trois fils ont péri dans la lutte contre l’Allemagne nazie au cours de la Seconde Guerre mondiale. Les deux premiers, Jacques et Hubert, sont tués dans les rangs des Forces françaises libres. Le plus jeune, Gérald, prêtre, était aussi responsable d’une organisation de la Résistance à Senlis. Arrêté, il est déporté à Dora, où il meurt d’épuisement sous les coups des SS. Sa dépouille a été livrée au four crématoire. Un aviso de la marine française, a été baptisé en leur honneur ainsi que pour leur frère, Guy qui combattit aussi durant cette guerre dans le 7e régiment de cuirassiers.

Une rue de Louvigné-de-Bais porte leur nom et les trois frères sont inscrits sur le monument aux morts.

Pour en savoir plus

Louvigné-de-Bais sur le site de fr.topic-topos.com fr.topic-topos.com
Louvigné-de-Bais sur le site de Infobretagne.com www.infobretagne.com